La radio fréquence graphique par Hardis Group

Interview de Florent BOIZARD, Directeur de la Business Unit Supply Chain, Hardis Group

Réalisée le 26/03/2013 par Carmen NEIRA, Responsable commerciale FAQ Logistique à l’occasion de la SITL 2013.

FAQ – A l’occasion du SITL 2013, vous présentez la radio fréquence graphique à destination des opérateurs en entrepôt.

Expliquez-nous le concept de cet outil. Quels en sont les bénéfices ?

Florent BOIZARD – Traditionnellement la radio fréquence (RF), outil utilisé par les opérateurs sur le terrain, est en mode caractère. C’est-à-dire que les indications sont inscrites en vert, en blanc ou en gris sur un écran noir.

C’est en fait un héritage d’écran système informatique des années 70 et 80. Chez Hardis, nous avons fait le choix de proposer une interface graphique.

3 raisons principales :

  • Elle permet en premier lieu de diminuer les temps de formation des opérateurs. Jusqu’à aujourd’hui, quand ceux-ci devaient se former à une RF en mode texte, ils devaient apprendre par cœur les fonctions. Avec une RF visuelle, nous leur apportons directement l’information. D’ailleurs, les premières mises en œuvre le confirment, la RF graphique peut être déployée sans formation des opérateurs.
  • Ensuite, grâce à la RF graphique, l’opérateur dispose d’une information à la fois plus intuitive et plus fiable. Par exemple dans le cas des codes articles longs (exemple : « pull rouge taille XL longueur 22 »), le libellé ne passait pas en mode texte. En mode graphique, ce problème est résolu. D’autres éléments peuvent être ajoutés comme une photo de l’article, ou une représentation de l’emplacement où cet article doit être prélevé, etc. Ce qui facilite le travail de l’opérateur et contribue à diminuer le nombre d’erreurs.
  • Enfin, les gains de productivité liés à la mise en œuvre la RF graphique sont évidents. Ils sont dus aux deux éléments que je viens de décrire. Par exemple, dans le cas d’une procédure d’inventaire, lors d’une opération peu fréquente, l’opérateur pouvait ne pas se souvenir des associations entre fonctions et boutons. Ce problème est réglé avec la RF visuelle. Il est désormais en mesure d’obtenir instantanément l’information qu’il souhaite et ainsi améliorer sa productivité de façon concrète. Déployable dans la journée et permettant d’atteindre des gains de qualité immédiats, elle est destinée à des clients qui vont faire de la préparation de commandes traditionnelles. Tous nos clients du e-commerce sont d’ailleurs déjà équipés. Elle est également en phase de déploiement chez plusieurs prestataires logistiques.Nous ne sommes pas sur une innovation de rupture qui créerait un segment ou un marché, mais nous répondons à un besoin d’optimisation des performances des opérateurs dans l’entrepôt.
FAQ – Dans votre entreprise, comment favorisez-vous concrètement les processus d’innovation ?

FB – Depuis 4 ans, nous avons créé des structures pluridisciplinaires dans lesquelles sont intégrées :

  • des commerciaux ;
  • des consultants avant-vente ;
  • des consultants après-vente qui sont au contact quotidien des clients ;
  • les équipes R&D.

Tous sont réunis dans le cadre d’un comité innovation, qui définit une road map à 3 ans.

Les axes de développement sont identifiés, puis ensuite priorisés en fonction de la valeur d’usage pour le client final. Le processus va jusqu’aux spécifications métiers fonctionnelles, qui sont ensuite réalisées par la R&D ou la cellule qui conçoit les services.

FAQ – Il s’agit donc de processus transversaux…

FB – En effet, pour pouvoir faire évoluer notre suite logicielle afin qu’elle réponde aux besoins de demain, il est indispensable d’intégrer les clients et l’ensemble des équipes dans le processus de R&D.

FAQ – Que peut-on attendre dans les prochaines années en terme d’innovation dans le domaine de l’informatique associée au transport et à la logistique ?

FB – Aujourd’hui on parle encore de WMS et de TMS. Dans 5 ans, cette segmentation a de fortes chances de ne plus exister.

En effet, les frontières entre l’entrepôt et le transport sont plus de plus en plus poreuses, notamment avec l’émergence du multicanal.

Aujourd’hui, un client qui pense avoir besoin d’un TMS a souvent plutôt besoin de répondre à des fonctionnalités transport qui ne sont pas couvertes par le WMS qu’il utilise pour gérer les opérations de son entrepôt… alors même que ces fonctionnalités peuvent très bien être intégrés à un WMS comme Reflex.

A terme, les éditeurs de logiciels devraient proposer une offre globale d’exécution logistique au lieu d’intervenir en best of breed sur chacune des briques.

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